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Le contexte

On parle certainement plus de Cuba à l’extérieur du pays que dans l’île. Des débats toujours passionnés. D’un côté, le succès d’avoir survécu aux ouragans et à ­ « l’ogre états-unien », de l’autre, le rapport annuel ­d’Amnesty International dénonçant le manque de liberté et l’emprisonnement des opposants. Un régime au parti unique, au programme unique, au syndicat unique qui affiche pourtant les meilleurs chiffres en santé et éducation de son continent. Un pays pauvre qui a misé sur l’éducation et qui exporte aujourd’hui des médecins.
D’aucuns objectent que le régime se devait d’être fort pour résister aux charges et coups assenés par les différents gouvernements états-uniens qu’ils soient démocrates ou républicains. Sous le régime de Raúl Castro le régime s’assouplit. Place au nouveau système économique qui s’ouvre au secteur privé, appelé « non-étatique ». L’ex-président états-unien, Barak Obama a amorcé le rapprochement des deux pays. Les Etats-Uniens sont autorisés à se rendre dans l’île sous conditions comme la visite de la famille ou une visite culturelle. Mais la loi Helms-Burton adoptée par les Etats-Unis en 1996 qui durcissait le blocus de 62 impliquant indirectement dans le blocus d’autres pays est toujours d’application. 2017 a vu la situation à ­nouveau s’empirer : le Venezuela s’enfonce dans la crise et son pétrole ­devient moins accessible pour les Cubains. Les Cubains sont accusés ­d’attaques « phoniques » ­contre des diplomates états-uniens en poste à La Havane… Les ­sanctions sont de retour. Les voyages touristiques ­individuels pour les citoyens des Etats-Unis sont de nouveau restreints et une liste ­noire ­d’entreprises ­proches de l’armée a été établie. Fin ­septembre, ­l’ouragan Irma a causé beaucoup de dégâts et de pertes.
En notes positives, on relèvera pour 2017, le nouveau record de touristes dépassant les 4 millions. Par ailleurs, le régime qui a annoncé la relève de la vieille garde pour 2018, ce sera la première fois depuis la révolution qu’un dirigeant du pays ne fera pas partie de ceux qui y participèrent. Le ­gouvernement cubain mise sur les investissements ­étrangers afin de développer des industries biotechnologiques, ­agro­­alimentaires et énergétiques (énergies renouvelables).

Le système «D» reste de mise pour les Cubains pour que leurs machines continuent à tourner pour que leurs voitures roulent. Ce qu’ils n’arrivent pas à importer à cause du blocus, ils essaient de le créer mais sont souvent limités parce que l’île n’est pas riche en matières premières. Et c’est ici que le secteur métallurgique intervient, aux premières loges.

Cuba est un pays à l’économie planifiée et pour assurer le fonctionnement, tout est contrôlé. Les Cubains se ­plaignent d’une bureaucratie trop lourde et tatillonne. ­Ainsi le ­projet IFSI-MWB-SNTI n’a pu démarrer en 2017 parce qu’il ­devait ­d’abord avoir l’aval de toutes les autorités ­cubaines ­concernées. Comme nous sommes à Cuba avec FOS, il y a ­plusieurs projets et ceux-ci couvrent tout le pays. Dans un souci de cohérence, les projets passent par toutes les ­instances nationales qui ont un rapport avec ceux-ci et ­ensuite toutes les autorités régionales où ils se développent. 2018 sera l’année d’un démarrage en force du projet cubain !

Quelques chiffres-clés

  • 109 884 km²

    Superficie

  • 11 239 445

    Population

  • 102,28

    Densité habitants/km²

  • $89,69 mill

    PIB

  • 4,44%

    Croissance du PIB

  • Tourisme, minier

    Secteurs économiques forts ou en croissance

  • 68

    Indice de développement humain (/187 pays)