Le projet
L’UFF, l’Union Fait la Force, une plateforme syndicale composée de trois confédérations interprofessionnelles : COSSEP, CDT et UNTC. Son principal objectif est de renforcer l’unité de l’action syndicale afin d’avoir un plus grand impact sur la politique et le dialogue social.
Afin de jouer pleinement son rôle, l’UFF elle-même souhaite avant tout devenir une organisation plus démocratique, plus représentative, plus inclusive et plus compétente. Elle veut être en mesure d’apporter le soutien nécessaire aux formations syndicales. Ces formations doivent développer les compétences des syndicalistes en matière d’organisation, de mobilisation, de sensibilisation et de gestion des conflits, afin de mieux défendre et faire respecter les droits des travailleur∙euse∙s et d’améliorer la santé et la sécurité au travail. L’UFF souhaite également renforcer les capacités des dirigeant∙e∙s syndicaux∙ales.
L’UFF est une voix crédible et forte dans la société sur les thèmes qui touchent tous les travailleurs et toutes les travailleuses, les jeunes travailleurs et travailleuses inclus, en particulier, et tou∙te∙s les citoyen∙e∙s en général. L’UFF revendique et défend le Travail Décent, les ODD et la transition juste dans tous ces aspects. L’UFF a la capacité de mobiliser les travailleur∙euse∙s autours des thèmes pertinents. L’UFF veut être une voix forte et crédible dans le débat social, en particulier sur les questions qui sont importantes pour les travailleurs et travailleuses. L’UFF veut certainement prêter attention aux intérêts des travailleurs féminins et/ou jeunes. L’UFF défend le Travail Décent, mais veut aussi jouer un rôle dans le débat sur les ODD et la transition juste.
L’UFF va donc construire son expertise autour des ODD, mais surtout de la transition juste. Leur ambition est d’élaborer leurs propres propositions, en collaboration avec des organisations amies de la société civile, pour faire en sorte que la transition, qui est inévitable, soit effectivement juste. L’UFF veut mettre les travailleurs et travailleuses au centre du débat et faire en sorte que le débat public soit inclusif. Les communautés, les travailleur∙euse∙s, les groupes sociaux vulnérables, etc. doivent (pouvoir) participer à ce débat important et avoir leur mot à dire dans les décisions prises.
Afin de pouvoir le faire auparavant de manière crédible, l’organisation elle-même veut renforcer sa démocratie interne et surtout son inclusion. Les jeunes travailleur∙euse∙s, et les femmes salariées, doivent pouvoir intégrer les structures de décision des syndicats et doivent être de plus en plus activement impliqué∙e∙s dans le travail syndical. L’objectif est d’atteindre un bon équilibre entre les hommes et les femmes dans les postes de direction.
Sur le terrain, l’UFF continue également à renforcer les travailleur∙euse∙s par le biais de la méthodologie éprouvée de l’éducation des travailleur∙euse∙s via les cercles d’étude. Il s’agit d’un moyen accessible et relativement peu coûteux de sensibiliser les travailleur∙euse∙s et les délégué∙e∙s à un niveau de base et de renforcer leurs capacités.
Un partenariat dynamique
Pour mener à bien cette stratégie, l’IFSI privilégie depuis le début le renforcement d’un partenariat dynamique à différents niveaux. Ce travail de réseau s’est encore considérablement étoffé en 2017 au plus grand bénéfice des affiliés.es de nos 3 partenaires regroupés au sein de l’Union Fait la Force (UFF), plateforme d’unité d’action syndicale. En effet, outre l’appui de la CGSP-wallonne avec qui nous focalisons prioritairement notre attention sur les services publics (éducation, santé, justice, fonction publique), l’IFSI étend sa collaboration à la Centrale Générale de la FGTB pour mieux cibler les travailleurs.ses des secteurs des mines et de l’énergie de 5 Provinces (Haut Katanga, Lualaba, Kinshasa, Kongo Central et Haut Uele). En outre, sur le plan international, l’IFSI continue de jouer un rôle déterminant au sein du PANAF, programme de coopération syndicale panafricain qui réunit les organisations suédoises LO et TCO, brésilienne CUT-Brasil, belge FGTB et africaines CSI-Afrique et OUSA (Organisation de l’Unité Syndicale Africaine). Par ailleurs, en 2017 l’Internationale de l’Education (IE) a également accepté de venir renforcer notre volet en se focalisant sur les enseignant(e)s dans 3 provinces (Bandundu, Kinshasa et Kongo Central).
Résumé des principales activités
- Élaborer et mettre en œuvre des politiques syndicales visant à renforcer l’inclusion interne ;
- Renforcer les structures de formation, mais aussi des femmes
- Former des animateurs des cercles d’étude
- Organiser des cercles d’étude
- Former des formateurs et formatrices syndicaux et syndicales ;
- Former dés délégué(e)s ;
- Organiser des campagnes de recrutement ;
- Formuler un cahier de revendications annuellement ;
- Former les leaders syndicaux dans les thèmes des ODD et la transition juste ;
- Dénoncer formellement des violations des droits syndicaux et humains ;
- Faire le suivi et accompagnement (monitoring) du projet et des partenaires.