Pays
Colombie
Thème
Jeunes, Transition juste, Travail décent
Bailleur
DGD
Partenaire FGTB
Centrale Générale, VLIG

Quelques chiffres-clés

> 51,8 million
Population (2022)
4,6%
Taux de syndicalisation
>65%
Jeunesse
9,3%
Taux de chômage officiel
66,7%
Travail informel
100 000
Travailleurs dans le secteur du pétrole (environ)
79
Indice de développement (/188 pays)

La pandémie a eu des effets néfastes en Colombie : des millions d’emplois perdus, le tissu des PME à reconstruire, des lois, des décrets votés pour flexibiliser les temps de travail, pour licencier sans donner d’indemnités. La pandémie a fait reculer les droits et les acquis d’au moins dix ans pour les femmes. La violence familiale contre les femmes et les enfants a augmenté. Les féminicides ont explosé. La répression de l’État, armée et police, a empiré et les groupes liés à l’État, aux grands propriétaires terriens, aux multinationales tels les para-militaires se sont senti pousser des ailes ainsi que les cartels de la drogue ou les bandes mafieuses. Le système de santé reflète l’image inégalitaire du pays : hôpitaux publics peu nombreux, sous-équipés. La Colombie affiche plus de 100 000 décès.

Les syndicats ont perdu des membres par milliers. Leur économie s’en trouve très affectée.

Et comme partout, ils ont dû relever le défi de passer au virtuel en intensifiant leur communication. Et faire face au sous-équipement informatique ou d’internet pour certains syndicats surtout dans les régions.

En même temps, il s’agissait de continuer à défendre les droits des travailleurs plus attaqués que jamais tout en étant confiné∙es, les syndicats ont dû adapter leurs infrastructures, ce qui a impliqué des frais supplémentaires sans compter que les procès et les affaires au tribunal du travail ou auprès du ministère du travail ont augmenté.

  • Taux de chômage 15,8% en septembre 2020, 10,2% en 2019, soit une augmentation de 5,6%.
  • Population économiquement inactive 16,9 millions de personnes en juin 2020, augmentation de 2,6 millions par rapport à 2019.
  • Gouvernement colombien n’a pas pris de mesures pour faire face aux effets de la crise sur l’activité productive et sociale seulement du côté des employeurs leur permettant de flexibiliser les horaires, de forcer les travailleurs à prendre des congés anticipés, de diminuer les rémunérations ou annuler des paiements extralégaux.
  • La mise en œuvre des accords de paix signés il y a cinq ans progresse très lentement.
  • Violence augmente : massacres d’anciens combattants des FARC, de jeunes « rebelles », des assassinats/disparitions de syndicalistes, de défenseurs des droits humains et de l’environnement, de femmes et d’opposants au gouvernement, comme cela s’est produit lors de la grève qui a débuté en avril 2020.
  • Les centrales syndicales font pression sur le gouvernement, exigent des mesures et appellent au dialogue. Mais le gouvernement ne négocie ni ne dialogue.
  • la réactivation de la table syndicale du pays pour articuler les propositions et renforcer le mouvement syndical dans la construction des réponses aux problèmes actuels.
  • Le secteur pétrolier : l’État fait tout pour privatiser ECOPETROL.
  • Le secteur de l’économie informelle est plus important que celui de l’économie formelle.
  • La sous-traitance domine : plus on descend dans la sous-traitance moins bien sont payés les travailleur∙euses et pires sont leurs conditions de travail.
  • La répression, les menaces, les assassinats, disparitions, … continuent à faire partie du quotidien des syndicalistes de la part de l’État et des para-militaires.