Pays
Maroc

Quelques chiffres-clés

11.8%
Taux de chômage
42.6%
Couverture de la protection sociale
35.3%
Taux des jeunes éloignés de l'emploi et du système éducatif
10.9%
Taux de syndicalisation
75%
Taux d'emploi informel
3: Violations régulières
Indice CSI des violations
120
Indice du développement humain / 193 pays

Le Maroc est un pays à revenu moyen, avec une population de 37,1 millions d’habitants et comme capitale : Rabat.

Le Maroc est un État indépendant depuis le 2 mars 1956. C’est une monarchie avec une constitution et un parlement élu. Le pays a un roi comme chef d’État et un premier ministre comme chef de gouvernement. Selon la constitution, le pouvoir sur presque toutes les fonctions gouvernementales revient au roi qui préside le conseil des ministres et nomme ou approuve la nomination des ministres. Le roi peut révoquer les ministres, dissoudre le parlement, convoquer de nouvelles élections et il peut gouverner par décret. Le pouvoir du roi est donc énorme. Dans la structure bicamérale (Chambre des représentants/Conseils) qui existe dans la politique marocaine, le parlement peut également dissoudre le gouvernement par un vote de défiance. Après les élections législatives de 2021, le plus grand parti du Maroc, le Parti de la justice et du développement (PJD), a subi une énorme défaite électorale. Cela signifie que le parti islamiste et très conservateur, qui a obtenu 125 sceaux lors des précédentes élections en 2016, ne dispose plus que de 12 sièges. Cette énorme perte profite principalement à deux partis libéraux.

L’économie du Maroc est considérée comme une économie de marché libre, régie par l’offre et la demande. Lorsque le roi actuel a pris ses fonctions en 1999, ce choix est devenu encore plus clair (l’indice de GINI du Maroc a grimpé en flèche en un an, c’est-à-dire que les inégalités ont augmenté très rapidement). Cependant, certains secteurs économiques sont entre les mains du gouvernement. Le système économique du pays se caractérise par un haut degré d’ouverture sur le monde extérieur. La France et l’Espagne sont les principaux partenaires commerciaux du Maroc (importations et exportations). La France est également le premier investisseur étranger dans le pays.

Le Maroc exporte de nombreux légumes, fruits et poissons vers l’Europe. C’est la plus grande pêche à la sardine du monde. Le pays est l’un des plus grands exportateurs de phosphate au monde. Le pays exporte également de l’huile d’argan, qui n’est produite qu’au Maroc. Le Maroc est également le deuxième exportateur de vin en Afrique après l’Afrique du Sud. Avant l’apparition de la pandémie de COVID-19, le taux de croissance économique annuel du Maroc était d’environ 6%.

Le Maroc a conclu plusieurs accords de libre-échange avec ses partenaires économiques : l’accord de libre-échange euro-méditerranéen avec l’Union européenne, qui vise à intégrer le pays à l’Association européenne de libre-échange d’ici 2012 ; les accords d’Agadir avec l’Égypte, la Jordanie et la Tunisie, dans le cadre de la création de la zone arabe de libre-échange ; l’accord de libre-échange entre les États-Unis et le Maroc, entré en vigueur le 1er janvier 2006, et l’accord de libre-échange avec la Turquie. Le Maroc s’efforce de s’imposer comme un pays favorable aux investissements sur le marché international et dispose d’un plan complet pour y parvenir : zones de libre-échange, climat d’investissement favorable aux multinationales, formation sur le marché du travail, renforcement des PME et création d’une agence de développement des investissements. La croissance explosive des secteurs de l’automobile et de l’aviation est donc le résultat de cette stratégie d’envergure.

La pandémie n’a pas non plus épargné le Maroc. La volonté de vacciner est élevée et la campagne de vaccination a été très réussie. Néanmoins, le gouvernement marocain reste très vigilant et n’hésite pas à prendre des mesures drastiques. En fait, le pays a une stratégie très agressive en matière d’aviation et arrête très facilement le trafic aérien, d’après les chiffres. Le tourisme a été particulièrement touché.

Sur le plan syndical, on constate une relative fragmentation des syndicats, mais aussi un faible taux de syndicalisation (5%). La plupart des syndicats sont d’inspiration idéologique et il n’est pas rare qu’ils entretiennent des relations étroites avec des partis politiques, ou qu’ils aient été fondés par ces partis eux-mêmes.