Pays
Congo-Kinshasa
Année
2017 - en cours
Thème
Gender, Jeunes, Panaf, Transformation économie informelle, Transition juste, Travail décent
Bailleur
DGD
Partenaire FGTB
Centrale Générale

L’Union Fait la Force, s’efforce d’améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs et travailleuses. L’UFF est une alliance, une plateforme composée de trois confédérations : l’UNTC (Union Nationale des Travailleurs du Congo), la CDT (Confédération Démocratique du Travail) et le COSSEP (Conseil Syndical des Services Publics et Privés). Cette dernière organise principalement les travailleurs et travailleuses du secteur public. Le projet de coopération comprend deux volets : l’un avec la CGSP et l’autre avec la Centrale Général. Le partenariat avec la Centrale Général se concentre principalement sur le secteur minier. Les activités se concentrent sur le Haut-Katanga (Lubumbashi), Lualaba (Kolwezi), le Kasaï-Oriental (Mbuji-Mayi), le Kongo-Central (Matadi) et Kinshasa. En 2023, les syndicats ont obtenu de bons résultats, notamment dans les entreprises minières considérées comme très difficiles à organiser. En 2023, l’UFF a réussi à conclure un certain nombre de conventions collectives avec des entreprises minières chinoises. Cela n’avait jamais été le cas jusqu’à présent. Nous espérons que cela marque un tournant et que les entreprises chinoises se conformeront à la législation congolaise qui régit le dialogue social.

Des conventions collectives ont été conclues ou renouvelées dans les entreprises suivantes :

À Kinshasa, des conventions collectives ont été conclues au sein du Service Géologique Nationale du Congo, qui emploie 142 travailleurs. Elles ont été conclues tant avec la CDT qu’avec l’UNTC. Toujours à Kinshasa, une convention collective a été conclue pour environ 80 travailleurs dans une entité relativement petite, qui plus est administrative. Il s’agit du FOMIN ou Fonds Minier pour les Générations Futures. La principale mission du FOMIN consiste à créer des actifs matériels et/ou financiers sous forme de prestations en nature ou en espèces afin de contribuer à la poursuite de la recherche minière et d’assurer ainsi l’avenir des générations futures après l’exploitation minière. Il s’agit principalement d’un organisme financier chargé de financer l’exploitation minière et de prendre des participations durables afin de garantir que les revenus profitent aux citoyens de la RDC.

Dans le Haut-Katanga, l’UFF a conclu une convention collective pour les 300 travailleurs de la Société de Traitement du Terril de Lubumbashi (STL), une entreprise privée qui a pour objectif de traiter les terrils des mines de cuivre et d’en récupérer le cobalt. Cette entreprise appartient d’ailleurs à Forest.

C’est dans la province de Loualaba, dont la capitale est Kolwezi, que les progrès ont été les plus importants. Ainsi, les 3 500 employés de la Kamoto Cooper Company of Congo (KCC) bénéficient désormais d’une convention collective de travail. Cette convention a également facilité l’organisation de nombreuses entreprises travaillant en sous-traitance pour la KCC. On peut s’attendre à ce que d’autres conventions collectives soient conclues à l’avenir. C’est déjà le cas pour SMT, une entreprise sous-traitante qui emploie 300 personnes et est spécialisée dans les équipements lourds. Il s’agit d’une entreprise d’origine belge qui est devenue entre-temps une multinationale. La société de sécurité qui travaille pour Kamoto, G4S, a également conclu une CCT avec le CDT et l’UNTC. Cette entreprise emploie pas moins de 1 000 agents de sécurité pour ce client.

Des conventions collectives ont également été conclues chez Mutanda Mining (700 travailleurs), KAMOA Mining (9 000 travailleurs) et MUMI mining (700 travailleurs). Ces trois entreprises minières sont toutes détenues par des intérêts chinois.

Enfin, une convention collective a également été conclue à Swanepool (exploitation de cuivre et de cobalt, également une entreprise de Forest) pour ses 200 travailleurs.